La transition vers les mobilités douces, ce nouveau geste barrière écologique et économique

Bien que nous soyons en phase de sortie de confinement depuis le 11 mai, sur le terrain, le virus est toujours présent et nous restons plus que jamais vigilants, les gestes barrières désormais bien inscrits dans nos routines quotidiennes. Et si le déconfinement voit une bonne partie de la population retourner au travail, beaucoup tiennent toutefois à éviter les transports en commun qui représentent dans l’opinion publique toujours un grand risque de contagion. Ayant épargné deux mois de budget carburant, ou souhaitant simplement éviter le retour à la voiture individuelle pour des raisons écologiques, c’est alors que l’on se souvient avoir un vieux vélo qui traîne dans le garage.

 

Une nouvelle épidémie de pistes cyclables se propage en France

Et oui, le vélo, est la nouvelle étoile montante de cette sortie de crise. Les autorités sont averties, en effet plusieurs grandes villes françaises telles que Paris, Montpellier, Lyon ou Grenoble ont décidé de prendre de nouvelles mesures afin de favoriser l’utilisation du fameux deux roues. Et ce ne sont pas les moyens ni les idées qui manquent. Par exemple nos voisins Lyonnais ont décidé :

  • d’enlever des bacs à fleurs pour laisser place à des pistes cyclables
  • d’ouvrir des couloirs de bus à la circulation des vélos
  • d’effectuer l’installation de 3 000 arceaux supplémentaires aux alentours de centres commerciaux et d’écoles pour le stationnement des vélos.
  • offrir une prime de 500 € serait même prochainement envisagé pour l’achat d’un vélo électrique.

Une ville qui s’adapte pour le bien-être de ses habitants mais surtout qui craint le recours excessif à la voiture individuelle puisque seulement un tiers des usagers du TCL (Transport en Commun Lyonnais) auraient déclaré qu’ils utiliseront les transports en commun au déconfinement, selon une enquête réalisée auprès des usagers du bus.

 

Et à Bourgoin-Jallieu, où sont nos pistes cyclables toutes neuves ?

Voici des mesures intéressantes qui pourraient également être appliquées à Bourgoin-Jallieu mais rien n’est encore prévu par Mr le Maire.

En attendant, toutes les excuses sont bonnes pour dépoussiérer son deux-roues et s’il a besoin d’un rafraîchissement, un forfait réparation, coup de pouce vélo, a été mis en place par le gouvernement afin d’encourager les citoyens à se remettre en selle, c’est une prime allant jusqu’à 50 € pour vélo classique ou électrique.

Pour ceux qui ne disposeraient pas de bicyclette, et qui espèrent que ce nouveau train de vie ne leur revienne pas trop cher, plusieurs solutions :

  • Emmaüs rouvre ses portes au grand public à partir du 20 mai
  • L’association Osez l’vélo rue de l’Escot a rouvert ses portes suivant des règles sanitaires bien spécifiques, toujours pour vous permettre d’apprendre à réparer soi-même vos engins à prix mini.

Il est bien dommage qu’il nous ait fallu une crise sanitaire pour nous permettre de réaliser que ce moyen de locomotion vieux de plus 200 ans est une alternative de transport pratique, peu coûteuse, agréable avec l’arrivée des beaux jours, mais surtout sûre et respectueuse de l’environnement.

Notre équipe souhaite développer davantage la pratique du vélo et des modes de déplacements doux. Nous avons déjà fait des propositions dans notre projet et voulons dès que nous serons élus, lancer une consultation sur ce sujet qui aura pour vocation d’établir un plan d’action pour la durée du mandat.

Nisa Gursoy